Faces + Places: Noah Maisonet

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Alors qu’il est maintenant établi à Revelsoke, c’est à Banff que tout a commencé pour Noah Maisonet. Depuis trois générations, sa famille habite cette petite ville au cœur des Rocheuses. Les montagnes entourant Banff l’ont vu grandir et ont façonné la personne qu’il est aujourd’hui ; Noah apprenait déjà à skier sur les pistes du Mont Norquay avant même de savoir marcher.

Après des débuts en ski réussis au Mont Norquay, et maîtrisant parfaitement la technique de la pointe de tarte, Noah a rejoint l’équipe des Rocky Mountain Freeriders à Lake Louise. C’est dans ce club qu’il a rencontré des skieurs qui lui ressemblaient, qui n’avaient peur de rien et qui prenaient plaisir à sauter des cliffs. C’est le terrain de Lake Louise ainsi que le coaching de Chris Rubens et d’Eric Hjorleifson qui ont permis à Noah de devenir le skieur qu’il est aujourd’hui tout en nourrissant chez lui une passion débordante pour les montagnes.

 

« Lake Louise crée sans aucun doute des skieurs uniques. La montagne ne reçoit pas autant de neige que d’autres en Colombie-Britannique, on est donc habitué de skier sur des surfaces dures et glacées, ce qui produit des skieurs plus conscients de leur technique et qui savent s’adapter aux différentes conditions. »

Pendant son adolescence et le début de sa vingtaine, Noah a pris part à des compétitions partout à travers le Canada. Il a remporté le Canadian Open en 2008 à Red Mountain, laissant sa marque dans le circuit canadien.

Alors que Banff restera toujours sa ville natale, Noah a déménagé à Revelstoke en quête de poudreuse. Les nombreux chemins forestiers de la région ont créé un immense terrain de jeux pour les skieurs. L’achat d’une motoneige allait donc de soi pour Noah qui a alors découvert un monde de possibilités.

 

« Ma nature compétitive sera toujours présente, mais mes objectifs ont changé au cours des années. Aujourd’hui, je suis aussi excité après une journée en ski de randonnée ou en motoneige que je l’étais pendant mes années de compétition. »

 

Entamant son cinquième hiver à Revelstoke, Noah a toujours la même passion pour l’aventure que lors de sa première année.

 

« Le terrain que j’ai exploré jusqu’à maintenant est seulement la pointe de l’iceberg, il y a toujours d’innombrables zones skiables à découvrir, » dit-il.

L’une des plus grandes inspirations à Noah est son grand-père, Eddie Hunter. À 94 ans, Eddie enfile régulièrement ses skis pour aller dévaler les pentes du Mont Norquay, qui se trouve également à fêter ses 94 ans. En 2014, Noah et son grand-père ont participé à la série Web « Sculpted in Time » créée par Sherpas Cinema, dans laquelle Eddie partage sa fierté d’avoir transmis sa passion pour le ski à sa famille.

 

« Il ski encore deux ou trois jours par semaine, » dit Noah. « Les journées où ça me tente moins de sortir, je pense à mon grand-père qui est probablement déjà sur la montagne, ce qui me donne un boost de motivation. »

Quand il ne skie pas, Noah pratique le skateboard l’été.

 

« J’ai commencé à pratiquer le skateboard quand j’étais enfant. J’adore la simplicité du sport, si on le compare avec le ski. Tout ce qu’il faut est un skate et une paire de souliers et on est prêt à rider. Le côté physique et créatif du skate me procure un sentiment d’accomplissement similaire au ski. »

 

En pensant au futur, Noah espère toujours pouvoir skier à 95 ans, comme son grand-père, après avoir été choyé par une vie dans les montagnes.  

 

@johny_tsunami